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La loi travail se heurte à la lutte des classes, la résistance des travailleurs à l’état d’urgence…

Rassemblement à Amiens pour la relaxe des Goodyear le 11 janvier 2017

La loi Travail a été promulguée le 8 août, après cinq mois d’un affrontement historique entre le mouvement ouvrier et le gouvernement de l’époque Hollande-Valls. La résistance des travailleurs fut telle que le gouvernement a dû dégainer à trois reprises l’article 49-3 de la Constitution pour faire adopter le texte sans vote. 5 mois de résistance qui ont aiguisé la crise du gouvernement et du PS bourgeois, obligeant Hollande à renoncer à se représenter à la présidentielle. D’ailleurs, le candidat Valls est perçu aujourd’hui comme le candidat du 49-3 par la majorité du mouvement ouvrier.

Tous les décrets concernant le volet temps de travail de la loi Travail, promulguée en août 2016, sont entrés en vigueur au 1er janvier 2017. En particulier l’article 8 qui vise à faire primer l’accord d’entreprise sur la convention de branche, imposant ainsi l’inversion de la hiérarchie des normes.

Il sera notamment possible de passer, par accord d’entreprise, à une moyenne hebdomadaire de travail de 46 heures (au lieu de 44) sur 12 semaines. Pour la majoration des heures supplémentaires, il sera également possible de descendre à 10% par accord d’entreprise, alors que jusque là elles étaient dans la plupart des cas majorées de 25% par accord de branche. Travailler plus pour gagner moins en somme, pas étonnant que Fillon et Macron en demandent encore plus…

Mais voilà, l’expérience acquise lors de cette première bataille acharnée contre la loi Travail par le mouvement ouvrier, nourrit aujourd’hui sa résistance et son organisation, ce que les médias bourgeois appellent « les conflits sociaux ». Les grèves, les occupations, les mobilisations de solidarité avec les syndicalistes et tous ceux victimes de la répression devant les tribunaux, témoignent de la profondeur du rejet.

N’en déplaise aux médias bourgeois, la détermination des travailleurs et des jeunes pour obtenir le retrait total de la loi travail reste intacte ! La mobilisation d’octobre en solidarité avec les Goodyear devant le tribunal d’Amiens en est un exemple éclatant et s’est traduit par une victoire partielle. Le 11 janvier il s’agit d’obtenir la relaxe totale, ce serait une victoire pour tout le mouvement ouvrier !

C’est dans ce contexte de résistance permanente des travailleurs et des jeunes contre un gouvernement qui applique avec zèle la politique dictée par l’Union Européenne capitaliste, que l’état d’urgence, instauré le 14 novembre 2015, a été prolongé le 14 décembre 2016 jusqu’en juillet 2017.

Nous aurons vécu alors 20 mois dans un régime d’exception et pas sûr que cela cesse, « la menace terroriste » étant là pour tout justifier, en particulier la répression brutale contre les mouvements sociaux. La remise en cause des droits démocratiques, du droit de manifester et de s’organiser en particulier doivent être défendus ! Alors oui, plus que jamais, exigeons dans l’unité la levée immédiate de l’état d’urgence !

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