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Urgence dans les universités : les directions syndicales doivent appeler à la grève

Texte adopté lors de la réunion publique du 29 mars 2017 à Paris 3
Adresse aux directions syndicales
Urgence dans les universités : les directions syndicales doivent appeler à la grève

 

Les universités publiques sont en train d’être mises à mort par le processus de fusion et par la loi sur la sélection. Il s’agit du même processus que dans les hôpitaux ou à la Poste.

La suite logique de la fusion des universités et de leur destruction, c’est la mise en place de la sélection à l’entrée du Master 1 (bac+4). Si cette attaque passe, à la rentrée 2017 des milliers d’étudiants, pourtant diplômés d’un bac+3, ne pourront pas continuer leurs études !

Parce que les universités doivent devenir rentables et à terme générer du profit, tout ce qui est jugé non-rentable est détruit, et les personnels et enseignants de l’université sont licenciés, précarisés, ou pressurisés.

Ainsi, la fusion des universités, la sélection des universités, la précarisation des personnels et enseignants, c’est la même attaque.

Contre ces attaques, les étudiants et travailleurs des différentes universités en France sont particulièrement mobilisés depuis la rentrée de septembre.

L’année scolaire a ainsi commencé par la grève des travailleurs du département de psychologie à la fac du Mirail à Toulouse. Dans cette fac, les AG ont réuni jusqu’à 500 personnes.

De très nombreuses universités se sont mobilisées cette année et sont toujours en lutte : Caen, Rouen, Montpellier, Dijon, Toulouse… ainsi que les différentes facs parisiennes (Sorbonne Nouvelle, Jussieu, Sorbonne, Diderot, Nanterre…).

Par la mobilisation, dans certaines universités, nous avons pu obtenir des victoires : À Dijon, des mois de luttes ont permis que les cursus de latin et musicologie ne soient pas fermés. À Toulouse, le CA qui devait voter la sélection en master a pu être reporté de quelques semaines. À Paris 7, le CA qui devait acter la fusion a également été empêché par des centaines d’étudiants et de travailleurs. Il a été reporté de plusieurs semaines. À Paris 3, nous avons pu bloquer un CA et nous avons réussi à repousser d’un an le non-renouvellement de près d’un tiers des travailleurs de l’université.

Dans certaines facs, on obtient donc des victoires, mais qui ne sont que temporaires, locales. Alors que nous nous mobilisons tous contre le même processus national, cadré par la loi Fioraso de 2013 et la loi sur la sélection de décembre 2016.

Nous appelons les directions syndicales du SNESUP, de la CGT FERC SUP, du SNPREES – FO, de Sud Éducation à prendre leurs responsabilités :

Il y a urgence à unifier nos luttes, qui aujourd’hui sont dispersées, pour leur donner une ampleur nationale.

Il y a donc urgence à appeler à une journée de grève nationale dans les universités, pour aller vers un mouvement d’ampleur.

Paris, le 29 mars 2017

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